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MISE EN PLACE D'UN LABORATOIRE DE RECHERCHE SUR LE PALUDISME
VERS UNE MEILLEUR PRISE EN CHARGE DE LA MALADIE AU SÉNÉGAL
Un laboratoire de chimiosensibilité du paludisme vient d'être installé à l'Hôpital Principal de Dakar. C'est un projet du "Pharo" qui a débuté il y a un plus de 3 ans et dont le but de monter un laboratoire pour évaluer la résistance du paludisme aux anti-paludiques et surveiller la progression de la résistance aux anti-paludiques utilisées au Sénégal.
La mise en place de ce laboratoire est le fruit d'une collaboration entre les services de santé des Armées de la France et du Sénégal. Les premiers tests de chimiosensibilité sont déjà effectués sur des prélèvements sanguins et les recherches démarreront sur 8 molécules utilisées au Sénégal.
Le projet a été financé par l'État-major de l'Armée française à hauteur de 175.000 euros (près de 11.500.000 francs CFA) pour le matériel et les consommables. Ce financement a permis l'acquisition d'un poste de sécurité microbiologique, d'un incubateur, d'une centrifugeuse réfrigérée, de deux congélateurs, du matériel du d'ELISA (lecteur-laveur de plaques), d'un microscope ainsi que des consommables. En sus, une enveloppe de 50.000 euros sera dégagée chaque année et pendant trois ans pour assurer le fonctionnement du laboratoire.
Pour les besoins du démarrage de ce projet, le Pharmacien en Chef Bruno PRADINES et le technicien Eric BARET de l'Institut de médecine tropicale du Service de Santé des Armées français "Le Pharo" à Marseille ont fait le déplacement à Dakar pour installer le matériel, procéder aux premiers tests et assurer la formation de techniciens sénégalais pour continuer les activités du laboratoire.
Le projet devra durer 5 ans et sera exécuté en réseau avec l'Institut Pasteur et l'IRD pour l'harmonisation des protocoles. Les données qui sortiront de ces recherches serviront pour éventuellement changer les thérapeutiques et les prophylaxies. Il sera bénéfique pour la Santé publique (programme national de lutte contre le paludisme pour la fourniture des données), pour les armées sénégalaises et françaises.
Ce projet, le premier dans la sous-région, ouvre de réelles perspectives pour la lutte contre le paludisme, mais aussi de partenariats entre l'Hôpital Principal de Dakar et les laboratoires pharmaceutiques, certains institutions pour la fourniture de nouvelles molécules, pour de nouveaux tests sur des isolats de malades, etc. Il constitue aussi une opportunité de formation pour les personnels de laboratoire de l'établissement et fera de l'Hôpital Principal de Dakar un centre de référence régional en matière de recherches sur le paludisme.