![]()
![]() |
JOURNEES MEDICALES DE L'HOPITAL PRINCIPAL DE DAKAR
LA CEREMONIE D'OUVERTURE
La treizième édition des Journées Médicales de l'Hôpital Principal a vécu. "La Drépanocytose" : c'était le thème central de ces assises scientifiques internationales qui se sont déroulées du 31 mai au 02 juin 2012 à l'Hôtel des Almadies . Pour la treizième fois, des praticiens sénégalais, militaires et civils, et des experts d'Europe, des Etats-Unis d'Amérique et d'Afrique sont réunis autour d'un thème fédérateur pour des entretiens scientifiques et conviviaux. Le parrain de l'édition 2012 des Journées Médicales de l'Hôpital Principal de Dakar était le Professeur Souleymane MBOUP.
La cérémonie d'ouverture a été présidée par le ministre des Forces Armées, Monsieur Augustin TINE, en présence du Général de Corps d'Armée Abdoulaye FALL, Chef d'Etat-major Général des Armées, qui avait à ses côtés le Professeur Souleymane MBOUP, le Médecin-Colonel Boubacar WADE, Médecin- Chef de l'Hôpital Principal de Dakar, Monsieur El Hadji Ibrahima SALL, économiste pour la leçon inaugurale, Monsieur Mame Abdoulaye GUEYE, représentant Madame le Ministre de la Santé et de l'Action Sociale, Monsieur DIALLO, représentant le Médecin Général Mouhamadou Ciré MARA, président du conseil d'administration de l'Hôpital Principal de Dakar et le Médecin-Colonel Amadou Sidy KA président du comité consultatif des Journées.
De nombreuses personnalités civiles et militaires ont rehaussé de leur présence cette manifestation. Ainsi, l'on a noté la présence des officiers généraux du Grand Commandement , du représentant du Directeur Général des Douanes, de plusieurs autorités de l'Etat-major général des armées et des Forces françaises du Cap-Vert, de Professeurs Agrégés du CHU de Dakar et autres invités de marque.
De nombreux praticiens sénégalais, experts nationaux et internationaux ainsi que d'autres invités y ont aussi assisté.
Les Journées Médicales de l'Hôpital Principal de Dakar figurent en bonne place dans le calendrier académique de Dakar. Elles sont un espace de réflexions et d’échanges, de partage et de confrontation des spécialistes devant des pathologies de plus en plus fréquentes dans notre environnement et dont les prises en charge sont souvent défaillantes. La tenue de ces assises s’inscrit dans la dynamique de l’enseignement postuniversitaire et de la recherche.
___________
Dans son allocution d'ouverture, le Médecin-Colonel Boubacar WADE, Médecin-Chef de l'Hôpital Principal de Dakar a mis en exergue le sens de cette manifestation qui constitue un bel exemple de rendez-vous du donner et du recevoir qui permet à des praticiens venus du Sénégal et d’ailleurs de confronter leurs expériences, d'échanger des idées et de formuler des recommandations, pour le bénéfice de l’amélioration de la qualité des services fournis aux populations.
"Prendre en charge nos concitoyens, participer à l’enseignement et à la recherche en vue de résoudre les problèmes de santé restent les missions principales d’un établissement de santé. Il s’y ajoute de manière spécifique pour l’Hôpital Principal de Dakar le devoir d’assurer un rôle de référence et de soutien aux forces armées Sénégalaises", dira-t-il.
Le Professeur Boubacar WADE s'est ensuite appesanti sur les sacrifices consentis par le comité d'organisation des ces assises aussi bien en temps qu'en ressources matérielles et a rendu un hommage mérité aux membres de ce comité. Revenant sur le thème de cette année, il dira : "La drépanocytose, cette maladie constitutionnelle dont l’hérédité est récessive, est très grave à l’état d’homozygote. Elle est mortelle dès les premières années de la vie. La maladie est responsable d’une morbidité et d’une mortalité importante. Elle altère la qualité de vie des enfants atteints, est source de retards scolaires et est facteur d’aggravation du sous-développement économique". Il a aussi souligné les progrès enregistré dans la prise en charge de la maladie dans le monde, en Afrique et au Sénégal. Il a donné l'assurance que des recommandations pratiques, à même d’améliorer la prise en charge quotidienne des drépanocytaires, seront formulées à l’issue des travaux.
Abordant les autres thèmes des Journées Médicales à savoir : le cancer du sein et la transfusion sanguine et ses alternatives ; la variété des ateliers des paramédicaux (planification familiale, la prise en charge des IST, le rôle de l’infirmier dans la prise en charge du cancer et le rôle de l’infirmier dans la prise en charge de la tuberculose), il a souligné qu'ils témoignent, une fois de plus, du souci constant des professionnels de l'Hôpital Principal de Dakar de prendre en charge les questions de santé intéressant nos concitoyens.
"La conférence sur le thème « vivre et mourir dans la dignité, place de l’éthique médicale » par le Professeur El Hadji Ibrahima SALL va être un moment de profonde réflexion" a-t-il précisé. Et pour parler du parrain de ces journées, il dira qu'il est un scientifique sénégalais de renom, titulaire de doctorats en bactériologie-virologie et en pharmacie, et surtout connu pour avoir, avec d’autres scientifiques des Etats-Unis et d’Europe, découvert un nouveau virus VIH dénommé VIH-2 par opposition au premier virus qui a été découvert, le VIH-1.
Le Médecin-Colonel Boubacar WADE a saisi l'occasion pour remercier le Ministre pour l’appui apporté la disponibilité constante qu'il manifeste à l'endroit de l'Hôpital Principal de Dakar. Il a ensuite remercié tous les congressistes, les conférenciers surtout les amis venant au Maroc, du Mali, de France et de Suisse, les sponsors et particulièrement les membres du comité consultatif des journées.
Il revenait ensuite au Médecin-Colonel Amadou Sidy KA, président du comité consultatif des Journées Médicales de l'Hôpital Principal de Dakar de faire la présentation du parrain de l'édition 2012.
Le Professeur Souleymane MBOUP, Pharmacien Colonel en retraite est né le 02 juin 1951 à Dakar. Il est marié et père de 4 enfants. Il est Professeur titulaire des universités dans la spécialité "Microbiologie" et est actuellement chef du service de Bactériologie-virologie du CHU Le Dantec. Le Professeur MBOUP est membre fondateur de l'Académie des Sciences et des Technique du Sénégal, membre du Comité international pour le Développement des vaccins anti-Vih, membre de l'African Union of Veneral Disease and Treponematosis, membre de l'Advisory Group on Biomedical Research on AIDS, membre du Réseau Sénégalais de recherche sur le Sida, membre du New York Academy of Sciences, membre de des Palmes Académiques, membre de la Société médicale d'Afrique Noire de langue française, membre de la Société française de microbiologie, membre du comité d'organisation des Conférences Internationales sur le Sida de 1987 à 2011
Le Professeur MBOUP a reçu diverses distinctions honorifiques nationales et internationales. Il a gravi tous les échelons des grades dans l'Ordre National du Lion et l'Ordre du Mérite du Sénégal, jusqu'au grade de Commandeur ; il est aussi Chevalier des Palmes Académiques de France. Il est l'auteur de 284 publications et communications scientifiques et a participé à la rédaction de 15 ouvrages scientifiques sur le Sida et les techniques de laboratoire.
Après avoir rappelé le brillant cursus du parrain qui a forgé l'estime de ses collègues et la reconnaissance de ses patients, le Pr. KA a loué ses qualités professionnelles et humaines.
Dans son adresse à l'assistance, le ministre des Forces Armées a d'abord exprimé sa satisfaction de participer à l'ouverture des 13èmes journées médicales de
l' Hôpital Principal de Dakar et a remercié les autorités militaires, civiles et académiques qui, par leur présence ont rehaussé la cérémonie et témoigné à l'Hôpital Principal leur considération et leur respect.
Monsieur Augustin TINE est ensuite revenu sur le sens de cette rencontre qui est devenue incontournable dans l’agenda scientifique et universitaire du Sénégal. "Depuis 2000, année de la première édition, vous avez passé en revue l’essentiel des problèmes de santé publique actuels : le paludisme, la tuberculose, le diabète, les cancers, les urgences, les accidents entre autres. Cette année encore, vous avez choisi un sujet passionnant : la Drépanocytose." dira-t- il pour faire la genèse des différents thèmes jusqu'ici abordés à l'occasion des Journées Médicales de l'Hôpital Principal de Dakar.
Evoquant le thème de cette édition, le ministre des Forces Armées dira que la drépanocytose constitue un problème de santé publique reconnu en décembre 2008 par la résolution A/63/237 de l’Organisation des Nations Unies. Sa fréquence et sa gravité lui valent d’ailleurs une journée annuelle de sensibilisation, célébrée le 19 juin de chaque année. La Drépanocytose est la maladie générique la plus répandue dans le monde. Elle atteint près de 10 % de la population mondiale. 75 % des malades résident dans les pays sous-développés. Il s’agit d’une maladie grave, invalidante, chronique qui, malgré sa fréquence, reste mal connue et mal prise en charge. Le taux de mortalité est important : dans nos régions, un enfant drépanocytaire SS sur 2 ne fêtera pas son 5ème anniversaire ; et ceux qui atteignent l’âge adulte ont une espérance de vie de 45 ans. Tout ceci justifie largement le choix porté sur ce sujet a renchéri Monsieur TINE qui a par ailleurs souligné l'importance des autres thèmes au programme des échanges.
Le ministre a aussi souligné l’intérêt scientifique de ces journées et s'est dit convaincu que les échanges entre experts nationaux et internationaux seront, riches d’enseignements. Sur le choix du parrain, il a fait l'éloge du Pr Souleymane MBOUP, "ce Grand Sénégalais, ce Grand Africain, ce Scientifique" dont la renommée a dépassé les frontières du Sénégal et celle de l’Afrique. "En le choisissant comme parrain, vous lui signifiez la reconnaissance de ses cadets de l’Ecole Militaire de Santé, de celle de ses étudiants à la faculté de Médecine, ainsi que de ses camarades d’Armée. Je me réjouis de ce choix et félicite le Pr MBOUP en lui témoignant la reconnaissance de la nation toute entière" a -t-il dit.
Le ministre a profité de l'occasion pour encourager tous les travailleurs de ce fleuron de la santé que constitue l'Hôpital Principal de Dakar, avant de déclarer ouvertes les 13èmes journées médicales de l’Hôpital Principal de Dakar.
Ce fut ensuite au tour de Monsieur El Hadj Ibrahima SALL de prononcer la leçon inaugurale sur le thème "Vire et mourir dans la dignité : quelle éthique médicale pour le XXIème siècle ?".
Véritable délice intellectuelle, la brillante conférence inaugurale du Pr El Hadji Ibrahima Sall a interpellé les médecins sur plusieurs problématiques qui dépassent à y voir de plus prêt, la responsabilité du médecin au stricto sensus. Ceci obligerait le médecin à reconsidérer ses décisions qui devraient être collectives et collégiales. Les réflexions profondes suscitées par ces problématiques requièrent peut être de nouvelles lois, de nouvelles chartes et une formation adaptée des médecins et personnels hospitaliers
Qu'est ce que vivre vivre dans la dignité ? que signifie mourir dans la dignité ? La dignité humaine est-il un concept opératoire pour répondre aux problèmes éthiques de la fin de vie ?
Les investigations philosophiques autour du concept de dignité montrent que la notion est ambivalente ; elle sert les positions éthiques les plus opposées sur les question de fin de vie. Utilisée par les uns et instrumentalisées par les autres, la notion de dignité humaine ne peut éclairer ce débat sur la f in de vie en général ; et le débat sur l'euthanasie en particulier.
On reconnaîtra l'impossibilité de définir une éthique médicale sans s'interroger au préalable sur le territoire de la médecine. En délimitant le champ à partir duquel opère la médecine, on se rend compte que l'espérance médiale, tout comme la volonté médicale, s'engouffrent dans un clair-obscur, là même où le fait de la mort est aussi certain que l'heure de la morte est incertaine. L'honneur de la médecine est alors dans la lutte pour la prolongation de la vie.
Les questions de fin de vie-euthanasie, soins palliatifs, acharnement thérapeutique, accompagnement médical- relèvent des manière de vivre ; il s'agit de faire en sorte que la fin de vie ne soit pas la fin de la Vie. En d'autres, il s'git de gagner une éternité. Ce qui est en jeu dépasse la médecine. C'est pourquoi le médecin, quelque soit le privilège de sa position cognitive, ne saurait être seul à prendre les décisions touchant à la fin de vie qui, essentiellement, sont des décisions collectives et collégiales. L'éthique relative aux question de fins de vie requiert de nouvelles lois, de nouvelles charges et une formation adaptée des médecins et personnels hospitaliers.
C'est en somme la réflexion à laquelle l'auteur a invité l'assistance, dans un style et une éloquence dont il a le secret
___________________
Ce fut ensuite au tour des praticiens de se pencher sur différents aspects de la prise de pathologies liées aux thèmes des assises scientifiques. L'édition de cette année s'est intéressée à une thématique qui est en train de devenir un véritable problème de santé publique dans nos pays. La drépanocytose est une maladie génétique héréditaire de l’hémoglobine à transmission autosomique récessive. Cette hémoglobinopathie touche plus de 100 millions d’individus dans le monde particulièrement en Afrique subsaharienne où on dénombre 10 à 40% de porteurs du gène. La drépanocytose en particulièrement fréquente en Afrique et chez les populations noires.
Ainsi, pendant 3 jours, des experts venus du Sénégal et d'Europe ont apporté leur savoir et leur vécu. Ainsi des praticiens de presque toutes les spécialités médicales ont, avec la rigueur scientifique de la médecine, abordé tous les aspects du thème et sur toutes ses facettes : problèmes diagnostiques, épidémiologiques, cliniques, bactériologiques et évolutifs, thérapeutiques et médico-sociaux que posent la drépanocytose.
Le Pr Ibrahima Ndiaye a abordé la prise en charge de l’enfant drépanocytaire. Il s’agira chez l’enfant de diagnostiquer précocement cette maladie, d’assurer un suivi précoce et régulier. Ceci permettra de prévenir, sinon de traiter à temps les complications infectieuses, anémiques, aigues ou chroniques responsables de la létalité infanto-juvénile. Une bonne prise en charge de la maladie drépanocytaire dans l’enfance permettra de préserver le développement somatique, moteur, intellectuel et psychologique du patient, afin de créer les conditions d’une activité scolaire puis professionnelle normales ; en somme, d’une qualité et d’une espérance de vie proches de la normale. Le Pr Pada Diallo a abordé à son tour la prise en charge de l’adulte drépanocytaire qui se construit autour de deux objectifs essentiels une médecine préventive spécifique des complications et la prise en charge efficace des complications aigues et chroniques qui se sont installées malgré tout.
La drépanocytose véritable problème de santé publique touche plusieurs organes : cœur, poumons, reins, os, rate, système nerveux, œil…
Plusieurs conférences et une table ronde nous ont permis de faire le tour des atteintes d’organes spécifiques qui montrent la nature systémique de cette maladie grave. La drépanocytose de la femme enceinte qui est une grossesse à haut risque aussi bien pour la parturiente homozygote que son fœtus a été longuement abordé par le Pr Djiby Diallo.
Le Dr Marie-Françoise Bretz-Grenier a rappelé l’épidémiologie de ce cancer du sein qui est le premier cancer chez la femme en France. Ensuite elle a souligné l’intérêt d’un bon examen clinique qui permet de faire le diagnostic dans 90% des cas. Elle nous a rappelé les moyens du diagnostic et enfin a insisté sur l’intérêt d’un bilan prés-thérapeutique pour mieux appréhender le traitement. Le traitement a été abordé par le Dr Kassé qui en a reprécisé les grandes lignes suivant ses composantes locales ou loco-régionales. La reconstruction mammaire de même que la prise en charge psycho-sociale ont toutes leur place dans cette prise en charge multidisciplinaire. La mammographie qui a réduit de plus de 10% la morbidité et la mortalité du cancer du sein demeure un bon examen de dépistage et de prévention.
Le second symposium avait trait à la Transfusion Sanguine. La transfusion sanguine contribue à sauver de nombreuses vies humaines. Elle n’est cependant pas dénuée de risques et requiert ainsi le respect des procédures et des systèmes de contrôle à chaque étape. Face à ces risques, des alternatives à la transfusion sanguine doivent être envisagées comme la technique de la Gestion du Sang du Patient (GSP), ou en anglais Patient Blood Management (PBM) dont le Dr Camprubi Anton a bien voulu partager avec nous son expérience. La GSP est donc l’un des champs à la pointe du progrès médical raisons pour lesquelles l’OMS recommande ces procédures de GSP.
Ainsi, toutes les spécialités médicales et chirurgicales se sont retrouvées dans le traitement des causes ou des conséquences de ces pathologies vasculaires, ce qui confirme davantage toute la pertinence du thème choisi. Elles sont un sujet de préoccupation pour praticiens et pour les patients.
La drépanocytose a été revisitée sur tous les angles afin de remettre à niveau les connaissances, avec pour objectif principal la délivrance de soins de qualité aux patients tout en leur garantissant la sécurité. D'autres sujets connexes ont été abordés et ont fait l'objet d’échanges. Les communications se sont attachées à confronter les exigences de rigueur scientifique et d'efficacité thérapeutique aux conditions d'exercice dans nos pays où souvent les moyens manquent, malgré la qualité des ressources humaines.
Les nombreuses communications portant sur le thème de la drépanocytose et hors du thème, les posters, les discussions ont permis de favoriser ce rendez vous du « donner et du recevoir ». Ces journées tissent de surcroit des passerelles de collaboration, d’échanges d’amitié entre les confrères et consœurs du pays, de la sous région et au niveau international.
La note d’espoir vient de la bonne nouvelle apportée par la thérapie génique, curative radicale dont le Pr Leboulch a bien voulu partager son expérience avec ses collègues. Espoir de voir guérir cette redoutable maladie très létale mais surtout qui altère la qualité de vie des patients.
____________
Les journées médicales de l'Hôpital Principal de Dakar, c'est aussi les ateliers des paramédicaux qui cette année ont abordé les thèmes :
La planification familiale : l’expérience de l’hôpital principal de Dakar
Rôle du prestataire dans la prise en charge syndromique des infections sexuellement transmissibles (IST) au Sénégal,
Rôle de l'infirmier dans la prise en charge des malades atteints de cancer
Rôle de l'infirmier dans la prise en charge de la tuberculose
L'objectif de cette formation était de renforcer les compétences du personnel paramédical dans la prise en charge des points évoqués. L’auditoire était composé essentiellement de sages-femmes et infirmiers d’Etat, d’étudiants, de médecins . Ces ateliers rentrent toujours dans le cadre du renforcement des compétences du personnel paramédical pour une meilleure prise en charge des patients.
Pour le premier thème, il s'agissait de montrer la contribution du service de planification familiale de l'Hôpital Principal dans la lutte pour le relèvement du taux de la prévalence contraceptive au Sénégal, un des facteurs de baisse de la mortalité maternelle. C'est une étude rétrospective menée à la maternité l'établissement, pendant 72 mois (du 1er janvier 2006 au 31 décembre 2011), sur des 5.585 clients admise pour un désir de contraception et qui ont bénéficie d'une méthode conseling et examen clinique. L'analyse des résultats ont établi que la prévalence contraceptive au site de planification à l'Hôpital Principal de Dakar est supérieur à la moyenne nationale qui est de 12.1 % avec des répartitions similaires selon l'âge et la parité.
La promotion de la planification familiale prônée par les conférences internationales de Kampala en 2009 et de Dakar en décembre 2011, et basée sur la disponibilité et l'accessibilité constantes des services et des produits contraceptifs. Il constitue un des pilier de a lutte contre la mortalité maternelle et les complications liées aux avortements. C'est en cela que le service de la planification de la maternité l'Hôpital Principal de Dakar apporte depuis une décennie sa modeste contribution au sein de la Division de la Santé de la reproduction au Sénégal
Le "rôle du prestataire dans la prise en charge syndromique des infections sexuellement transmissibles" : c' était le thème du deuxième atelier des paramédicaux.
Avec plus de 340 millions de nouveaux cas en 2008; les IST constituent un véritable problème de santé publique et affecte surtout la population jeune (15-49 an). Afin d'atteindre l'objectif 6 des OMD, le Sénégal veillant au contrôle efficace des IST a adopté et mis en œuvre la prise en charge syndromique de ces infections depuis 1994 avec les premiers algorithmes dont la dernière révision date de 2008.
Aves les formations en cascade des prestataires et leur adhésion à l'approche syndromique des IST, le Sénégal a connu des résultats encourageants dans la prévalence des IST. Leur diagnostic passe par une approche étiologique (test de laboratoire), clinique (identification des symptômes) et syndromique (reconnaissance facile des groupes de signes et symptômes). Le rôle du prestataire sera de mettre en mettre en œuvre le processus du diagnostic par l'interrogatoire, l'examen physique et le bilan paraclinique.
Le troisième atelier a mis l'accent sur le rôle de l'infirmier dans la prise en charge des malades du cancer dont La prévalence à l'Hôpital Principal de Dakar est de 6311 cas en 10 ans. Au Sénégal l'on a enregistré 800 nouveaux cas chez les enfants 12000 à 20000 cas chez les adultes. Le rôle de l’infirmier tourne au tour de la prise en charge de la douleur, de l'hyperthermie, de l’administration d’une chimiothérapie, du soutien psychoaffectif, de la relation d’aide, de la satisfaction des 14 besoins fondamentaux , de soins palliatifs surtout pour les malades en fin de vie.
Sur le plan préventif l'infirmier doit pouvoir promouvoir la communication en vue d'un changement de comportement alimentaire, de la pratique du sport, du respect du calendrier vaccinal surtout cotre l'hépatite B, de la nécessité d’un diagnostic précoce. Pour tous les cancers quelques recommandations ont été formulées à savoir : la formation, la création d’un service d’oncologie , l’accessibilité aux médicaments.
Le dernier atelier traitait du rôle de l'infirmier dans la prise en charge des malades atteints de la tuberculose. qui pose un problème de santé publique majeur du fait de sa fréquence et de sa recrudescence particulièrement avec l'avènement du VIH-SIDA. L'infirmier joue un rôle capital dans la prise en charge depuis l'accueil du patient, la recherche diagnostic. le traitement par l'éducation thérapeutique pour une bonne observance du traitement constitue gage de succès de la prise en charge le traitement directement observe la gestion des effets secondaires et la prévention. et pour ce faire, l'infirmier doit jouer sa partition.
___________________________
Les journées médicales de l'Hôpital Principal de Dakar constituent aussi un moment de promotion de produits pharmaceutiques
C'est aussi des communications affichées
et d'agréables moments de détente et de retrouvailles
________________________
La cérémonie de clôture des XIIIèmes Journées Médicales de l'Hôpital Principal de Dakar a été présidée par le Contre-Amiral Ousmane SALL, sous-chef d'Etat-major général des Armées.
C'était l'occasion pour Madame Khady LO de faire la restitution des ateliers des paramédicaux. Ces ateliers entrent dans le cadre du renforcement des compétences du personnel paramédical pour une meilleure prise en charge des patients. Au cours de ces ateliers, des contributions intéressantes ont été apportées et des questions pertinentes soulevées. Des discussions très instructives s'en sont suivies.
Et c'est le parrain qui avait fait l'honneur à l'assistance de faire la synthèse des trois jours d'échanges. Le Professeur MBOUP a tenu à féliciter le comité d'organisation et le comité scientifique des Journées Médicales de l'Hôpital Principal de Dakar pour la parfaite organisation de l'édition de cette année et s'est félicitée de l'importance que les autorités de l'hôpital Principal de Dakar accordent à la formation médicale continue.
.
Ce fut auparavant la remise des prix
Le prix de la meilleure communication affichée a été décerné au Docteur Racine KANE du département d'Urologie de l'Hôpital Principal de Dakar pour sa communication intitulée : "Syndrome de la persistance des canaux de Muller". Le Prix a été remis par le Médecin-colonel Boubacar WADE, Médecin-chef de l'Hôpital Principal de Dakar.
Le prix de la meilleure communication orale hors thème a été décerné à la communication intitulée "Caractérisation moléculaire des souches de papillomavirus chez des travailleuses du sexe au Sénégal : une étude transversale" du Docteur Haliimatou Diop Ndiaye de l'équipe du Professeur Souleymane MBOUP. Le prix a été remis par le Médecin-colonel Boubacar DIALLO, directeur de la Santé des Armées.
le prix de la meilleure communication sur le thème est décerné à la communication intitulée : "Association entre plasmodium falciparum, hémoglobinopathies, malnutrition et anémie chez des enfants de moins de 10 ans au Sénégal : étude cas témoins" du Docteur Roger TINE. Ce prix a été remis par le Professeur Souleymane MBOUP, parrain des Journées.
Le Médecin Colonel Boubacar WADE, directeur de l'Hôpital Principal de Dakar et le Médecin Colonel Boubacar DIALLO, directeur de la Santé des Armées ont ensuite remis des souvenirs du Sénégal aux invités étrangers pour leur participation remarquable. Il s'agit du Docteur Marie-Françoise BRETZ-GRENIER de France du Professeur Philippe LEBOULCH des USA, du Professeur Belyamani LAHCEN du Maroc, du Docteur Anton CAMPRUBI de Suisse et du Professeur Dapa DIALLO du Mali.
Des cadeaux ont aussi été remis par le Médecin-chef de l'Hôpital Principal de Dakar et par le directeur de la Santé des Armées aux conférenciers nationaux qui se sont fait distinguer de fort belle manière au cours des ces assises scientifiques.
Ce fut au tour du Professeur Amadou Sidy KA, président du comité consultatif des Journées Médicales de l'Hôpital Principal de Dakar de remettre des cadeaux du comité d'organisation aux paramédicaux qui ont présenté les différents ateliers. Il s'agit de Madame Diodio Sow BA du service de la maternité de l'Höpital Principal , de Madame Mame Amy DIALLO de l'ENDSS, de Madame Maguette NDOYE du pavillon Mouhamadou SANE et de Madame Maty NDIONE du pavillon Boufflers.
Le Professeur Souleymane MBOUP qui fêtait ce jour son anniversaire a eu droit à un flambeau sur son gâteau d'anniversaire offert par le comité d'organisation des Journées Médicales de l'Hôpital Principal de Dakar. Il a été congratulé par les autorités de la Santé militaire avant de recevoir le cadeau du comité d'organisation des mains du Contre Amiral SALL, sous-chef d'Etat-major général des Armées.
____
Avant de déclarer clos la dixièmes édition des Journées Médicales de l'Hôpital Principal de Dakar, le Contre Amiral SALL a souligné le caractère international des échanges et la volonté de créer, à travers ces échanges, un partenariat plurifocal. C'est pourquoi il a remercié tous les participants étrangers et nationaux qui ont fait fait un tour d'horizon assez large des pathologie liées aux thèmes et dégagé des recommandations pertinentes. Le Sous-Cemga s'est aussi félicité de l'ouverture faite aux paramédicaux, maillons indispensables de la pratique médicale. Il a rendu un hommage mérité au Professeur Souleymane MBOUP et a demandé à la jeune génération de méditer son parcours et de s'inspirer de son exemple.
"Je serai votre interprète, auprès du Chef d’Etat-Major général des Armées pour que vos recommandations soient suivies et que la prise en charge de cette maladie soit une priorité. En liaison avec le Directeur du Service de la Santé des Armées, l’effort sera mis sur le renforcement de la formation du personnel, l’appui aux acteurs sur le terrain, les échanges scientifiques, la promotion de la recherche et la sensibilisation des autorités publiques. Ainsi, nous ferons de la drépanocytose une maladie de l'espoir. Un espoir plus que jamais justifié par les avancées scientifiques et les heureuses perspectives thérapeutiques présentées tout au long de ces journées ainsi que l’optimisation de la prévention et des traitements précoces de cette maladie." a-ti-il affirmé.
Il a enfin transmis aux organisateurs et au Médecin-Chef de l'Hôpital Principal de Dakar les félicitations du Chef d'Etat-major général des Armées qui recommande d'assurer une large diffusion des conclusions des travaux pour qu'elles soient mises en œuvre au profit des populations.
______________
L'édition 2012 des Journées Médicales de l'Hôpital Principal de Dakar a enregistré près de 400 inscriptions de médecins et de paramédicaux venant de toutes les structures sanitaires du pays. Ce niveau élevé de participation constitue pour l'équipe en charge de l'organisation de ces journées, un motif d'encouragement et une source importante de motivation. La centaine de propositions de communication soumis au comité consultatif témoignent également de l'intérêt suscité par ces journées.
Le succès des Journées Médicales de l'Hôpital Principal de Dakar a été obtenu en partie grâce aux équipes de soutien qui ont effectué, en coulisse, un travail remarquable.
Le Comité d'organisation des Journées Médicales de l'Hôpital Principal de Dakar remercie la Présidence de la République, la société Eiffage Sénégal, la BICIS, les laboratoires SANOFI AVENTIS, SANOFI PASTEUR, PFIZER, NOVARTIS, GENPHARMA, ABOTT, DIMINTER, FERRER et THALIE PHARMA pour leur appui déterminant à la réussite de cette manifestation.